
C'est la ville où je suis né !
3ème ville du Bas-Rhin avec 30 824 hab après Hawana/Haguenau 32 206 et Strossburi/Strasbourg 263 941.
Ses habitants sont les Schilikois issu de Schilick, nom alsacien de la Commune.
L'origine de la ville remonte au IXe siècle, où elle s'est constituée autour du château et de la chapelle. Schiltigheim s'implante à partir du IXe siècle autour du château et d'une chapelle situés sur les dernières collines qui descendent vers le Rhin au nord de Strasbourg.
Au XVème siècle, les villages d'Adelshoffen et Schiltigheim réunis comptent à peine 360 habitants et 71 maisons.
SCHLICK, Capitale des bouchers ?En 1700, les deux villages rassemblent 860 habitants, dont très curieusement 27 bouchers, soit environ un boucher pour 30 habitants.
SCHILICK, Capitale des brasseurs : le bond en avant !
En 1800, la ville avait 1650 habitants, puis 10750 en 1900, pour atteindre 31000 habitants au dernier recensement.
C'est en effet au cours de la deuxième moitié du 19ème siècle que Schiltigheim entame sa première grande mutation.
Avec l'arrivée des brasseries et des industries annexes telles que malteries, tonnelleries, chaudronneries,ou production de
froid , Schiltigheim, petit village rural devient une ville industrielle et ouvrière.
L'activité économique se diversifient notamment dans des secteurs comme le meuble (Jaquemin, Buckenmeyer ), l'alimentaire (Ungemach), ou la mécanique (Comessa).
En 1950, Schiltigheim compte 456 établissements et 160 fabriques.
Cette première mutation signe la fin de l'ère rurale: en 1970 la dernière exploitation agricole schilikoise, installée rue des Lentilles, ferme.
L'explosion industrielle du 19ème siècle a ainsi remodelé la ville qui a perdu son aspect de petit village rural.
Son urbanisation s'est rapidement faite autour, et pour les entreprises qui s'implantaient.
SCHILICK et le rail Pour répondre à l'énorme développement des entreprises schilikoises, fut créée la SCFS (Société des Chemins de Fer de Schiltigheim) dont la gare de marchandise fut implantée route de Bischwiller.
Il en subsiste aujourd'hui le bâtiment administratif (actuel Banque Populaire 53, route de Bischwiller, face à la Mairie).
Les ateliers de réparation à Bischheim et la gare de triage ont favorisé l'arrivée de nombreux cheminots et de nouveaux
quartiers sont apparus à SCHILTIGHEIM, telle la « Cité du Chemin de Fer » ou « Colonie » du côté ouest (rues de
Saillat, d'Oradour, de Saint-Junien ..)
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AAR : de même que Lyon a le Rhône et le beaujolais, Schiltigheim a l'Aar et la bière. L'Aar, c'est notre rivière. Une rivière qui n'a ni source ni fleuve, car il s'agit d'un bras de l'Ill qui se jette dans le canal de la Marne au Rhin. Mais, l'essentiel n'est pas là. Pour les Düschendele (surnom des schilikois dû à la présence des 3 merlettes sur l'armoirie de la ville), l'Aar est bien autre chose qu'un cours d'eau. Au temps mythique de leurs jeunesses, elle était le paradis de nos pères, haut lieu de leurs sottises. Ils y apprenaient à nager, à force d'y barboter. En août, au messti, les brasseurs leurs offraient, à côté du lavoir municipal, un spectacle prodigieux: le bain des chevaux. Les adolescents y taquinaient les filles. Le dimanche, une flotille de barques chargées de passagers en canotiers et lavallières agitaient l'onde pure sous le regard amusé des pique-niqueurs allongés sur les près voisins. Toute cette activité indisposait les pêcheurs qui taquinaient la perche et l'écrevisse. Mais en fin de journée, tout le monde se retrouvait autour d'un Seidel mousseux chez Mme Blanché, l'aubergiste. Le soir, garçons et filles se retrouvaient au pont Herrenschmidt.
BEER : Mot clef qui a popularisé notre ville aux quatres coins du monde. Mais savez comment on buvait alors la bière "à la schilikoise" à "L'Ange" ou "Aux Quatre Vents" ? On se faisait servir la bière dans une chope d'un litre en grès et on y plongeait un fer porté au rouge. Celà s'appelait "s'beer ewerschlàwe" Après quelques stamms, la bière se muait en "Kopfwehbeer" (bière mal de tête); elle préparait le "roter Zinke" (nez rouge) précédant le "Katzejammer" (geule de bois).
BRASSERIEJUCKEL : ce mot vient de la contraction de Brasserie et de Jockel, altération de Jacob. C'est sous ce nom qu'on désignait, à la fin du 19ème siècle, les ouvriers des brasseries. On les reconnaissait à leur veston d'alpaga dont le revers portait le nom de leur brasserie : d'Hoffnung, d'Minsterbrej, Fischer-Erhardt, d'Perle, Schutzeberjer, d'Wyssehahne.... Au travail, ils portaient tous un ample tablier (Schaffschurtz) dont la couleur variait avec la fonction; ainsi, les tonneliers avaient un tablier noir,alors que celui des remplisseurs de canettes était blanc. On disait d'eux qu'ils vidaient les canettes plus vite qu'ils ne les remplissaient et qu'ils buvaient comme des Birchtebinder (des vanniers). Mais les plus célèbres étaient sans doute les livreurs, qu'on voyait dit-on rentrer dans une auberge mais jamais en ressortir. Heureusement que leurs chevaux connaissaient bien le chemin et rentraient tous seuls à la brasserie
DÄGAFF : Provient de la contraction de Däg (la pâte) et de Aff (le singe). On designe ainsi le boulanger, sans qu'il n'est pu être établi un lien entre cet artisan et notre cousin arboricole. Aff est un mot très usité en alsacien pour déconsidérer quelqu'un. A cette époque à Schiltigheim, trois boulangers étaient affublés d'un surnom particulier : - le Becknüdel : c'est le boulanger qui faisait aussi des nouilles (Nüdel) - le Knepfelbeck: dont le pain était mou et manquait de croustillant. On disait de lui qu'il cuisait son pain comme des quenelles (Knepfle) - le Müssbollebeck: dont un client avait malencontreusemnt trouvé dans son pain des crottes de souris (Müssebolle). On ne lui avait pas tenu rigueur de cet incident, car dit-on, tous les dimanches, il livrait ses clients à domicile.
Les jeunes hommes utilisaient aussi ce diminutif pour désigner une fille un peu maniaque ou distante
ECKKÄNSCHTERLE : Eck= coin et Känschterle= buffet. cette expression désignait une auberge située à l'angle de la rue d'Adelshoffen, qui possédait un buffet de coin, meuble traditionnel alsacien. Mais cet établissement était surtout connu pour ses harengs marinés, servis à longueur d'année et que l'on pouvait déguster au comptoir. Pour 12 pfennigs, les enfants venaient y chercher pour leur parents 2 cruchons de bière et 4 harengs marinés. A l'époque, le patron avait pour habitude d'offrir à ces jeunes coursiers, une cigarette , qu'ils fumaient en cachette derrière une haie avant de rentrer....quitte à se prendre une bonne raclée, car leurs pères qui étaient passés par là plus jeunes, contôlaient l'haleine à leur retour. FISCHERSTUB : Cette auberge de la route de Bischwiller, toujours en activité, drainait jadis le tout Schiltigheim noctambule et populaire. Surtout parce qu'on y dansait le samedi soir au son du Müsikühr, une sorte d'orgue mécanique, où pour 10 pfennigs, on choisissait sa valse ou sa polka. Mais son succés tenait aussi à la proximité des bains publics également ouvert le samedi soir. Selon les dires d'alors, il semblerait que ces installations destinées originellement à l'hygiène du corps aient pu avoir une autre destination.. tout particulièrement dans les Doppelbad, cabines à deux baignoires destinées aux couples.. mariés. |
Si certains ont des infos sur le Parc du château et villa Wenger-Valentin, ancienne propriété d'une famille de banquiers, construite à l'emplacement du château détruit en 1676 (par les français ??).
Photos et Bierfest à suivre.