Son assassinat :Le
7 février 1940 à 6 heures du matin, la porte de la cellule s'ouvrit sur le colonel Marcy. Le Dr. Karl Roos dormait encore, un compagnon de cellule le réveilla. Marcy lui dit: "Roos, ayez du courage! Votre heure est venue". Le Dr. Karl Roos répliqua: "Je proteste. Vous savez très bien, que je suis innocent".
Devant la prison un véhicule attendait le condamné à mort. Après environ 20 mn de route, la voiture s'arrêta. Sur le champ de tir, un poteau fut planté en terre. Le Dr. Karl Roos pris congé du prêtre par ces mots: "Je
meurs fidèle à ma foi, à ma patrie et à mes amis".
Deux soldats le conduisirent au poteau. Il ne fut pas autorisé à mourir debout. Les Français voulaient encore humilier le condamné innocent à l'heure de sa mort. On l'obligea à s'agenouiller, on lui attacha les mains dans le dos ainsi qu'au poteau. De même, on lui banda les yeux. Ses derniers mots furent:
Jésus! A toi ma vie! Jésus! A toi ma mort! A neuf mètre du poteau, le peloton d'éxécution avait pris position. On ordonna au douzième homme de viser au cœur. La salve crépita. Le Dr. Karl Roos de se faire assassiner à cause de l'amour qu'il portait à sa Heimet.
Le Dr. Karl Roos fut enterré au cimetière de Champigneulles dans le carré sud-ouest. Une simple croix de bois portant le nom de Roos indiquait la tombe.
Le Dr. Karl Roos tomba comme Andreas Hofer en son temps, qui mena la résistance tyrolienne contre Napoléon.
La dépouille du Dr. Karl Roos fut ramené en Alsace-Lorraine le 19. juin 1941 avec les honneurs militaires, où il trouva provisoirement la paix jusqu'en 1944 au château de la Hünenburg à l'extrême nord de l'Alsace.
Lorsque les Français revinrent dans le pays, ils n'eurent rien de plus urgent que de jeter sa dépouille du haut du château, avant de l'emporter en un lieu inconnu. Jusqu'à ce jour, les autorités françaises d'occupation en Alsace-Lorraine n'ont toujours pas divulgué le lieu où repose le Dr. Karl Roos
