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| Auteur | Message |
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lolo sommelier au Manubierstub


 Localisation: Montbéliard Nombre de messages: 1968 Age: 38 Date d'inscription: 04/10/2005
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Lun 19 Déc - 22:21 | |
| Pour info: certains soldats ayant participé au massacre ont été retrouvé après coup... S'ils vivent encore, c'est en toute quiétude, ils n'ont JAMAIS été jugés... Bon enfin, le sujet initial c'était les malgré-nous...  |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Mar 20 Déc - 12:11 | |
| Désolé dans avoir froissé quelques-uns avec les limousins et le massacre d'Oradour. Pour ceux qui ont eu la curiosité de voir d'ou je venais, le Berry ne se situe qu'à quelques encablures du Limousin et du village d'Oradour. Et lorsque cet évènement tragique est évoqué, on nous parle de ces soldats français comme étant des engagés volontaires. (pardonnez mon erreur) Toutefois le Limousin et particulièrement la Haute-Vienne a été une terre d'accueil et de refuge pour bon nombres d'alsaciens qui ont fuit le régime nazi et leur alsace natal. Plusieurs de mes amis alsaciens ont ainsi soient des grands-parents soient des parents qui ont été accueillit par des familles limousines. Certains enfants d'alsaciens sont mêmes nés dans le Limousin. Alors certes les limousins ont du mal à pardonner certains actes mais ils ont aussi un grand coeur et ils savent aussi aider leurs compatriotes. Toutefois je suis d'accord avec vous. La situation des malgré-nous est très mal connu dans le reste de la France et il serait bon que cela change. |
|  | | Hans Serveur au Manubierstub


 Localisation: Strasbourg Nombre de messages: 434 Age: 25 Date d'inscription: 14/04/2005
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Jeu 16 Fév - 18:36 | |
| | DNA a écrit: | Malgré-nous à 18 ans
En mai 1940, Jean Jux est un collégien à Altkirch. Le 27 octobre 1945, il a 20 ans, ne pèse plus que 35 kilos et revient chez lui, après avoir vécu les deux années les plus terribles de sa vie. Dans son village du Sundgau, les soldats français arrivés à l'automne 1939 s'étaient exclamés devant l'adolescent choqué : « Ah nous voilà en Bochie ici ! » Savaient-ils, ces Marseillais, qu'ils étaient aussi malhonnêtes que ces Nazis qui plus tard enfilèrent l'uniforme vert-de-gris à ces gamins ? Par chance ou rage de vivre, Jean Jux s'en sortit. Mais les trois quarts de ses copains de Dannemarie, tous à peine 18 ans avant d'être incorporés de force et transportés dans des wagons à bestiaux, direction l'Allemagne, n'en revinrent pas.
Scènes de guerre et d'horreur
C'est pour témoigner de leur destin et de celui des autres 42 000 morts et disparus que l'auteur s'est mis à l'écriture. Un style descriptif comme une caméra, brutal comme un micro. Scènes de guerre et d'horreur gravées dans la mémoire. La tête d'un Russe coiffée du bonnet de fourrure qui roule loin du corps... Tac...tac... tac... les coups de feu... la souriante infirmière descendue par un Russe énervé... les villages de Prusse orientale et leurs habitants sauvagement immolés sur l'autel de la vengeance soviétique ; « Dawai, bistro, dawai » : en avant, vite, en avant, des mots lancinants qu'ils ont tous entendus, ceux qui sont revenus de l'enfer des camps soviétiques et ceux qui y sont restés.
Un livre haletant
Le 8 mai 1945, Jean est au camp d'Insterbourg. Froid, faim, maladie. Mais aussi lueurs d'amitié, la vie plus forte que la mort. Interminable voyage dans des wagons dont la porte s'ouvre de temps en temps (« Niéto kamarad kaputt ? » pas de cadavre à dégager ?) puis direction Novossibirsk, en Sibérie occidentale. Dans ce camp, les prisonniers alsaciens sont sous la férule d'un chef SS qui les torture car, c'est clair, ce sont des traîtres à l'Allemagne. Au camp de Tambow ensuite, pour un type de la L.V.F. ils ne peuvent être que traîtres à la France. Livre haletant « dédié aux dizaines de camarades et d'amis dont les squelettes sont éparpillés dans les immensités de l'ex-URSS ».
M. B-G
Lorsque meurt la liberté, Jean Jux, éditions Serpenoise, 25€ |
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|  | | fanette Invité
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Jeu 16 Fév - 19:26 | |
| mes grand peres étaient des malgré nous... l'un était sur le front russe et emprisonné a dachau... souvent il me racontait des faits de guerre... maintenant il est Alzheimer... |
|  | | fanette Invité
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Dim 9 Avr - 14:04 | |
| | Citation: | Des résistants alsaciens et mosellans honorés
Dans le Mémorial "Gedenkstätte Roter Ochse" à Halle an der Saale (Saxe-Anhalt), récemment inauguré après rénovation, quatorze résistants alsaciens et mosellans sont honorés.
Utilisée comme prison politique pour les révolutionnaires de 1848, le bâtiment de brique rouge fut le dernier lieu de vie de 549 personnes dont quatorze Alsaciens et Mosellans guillotinés après leur condamnation à mort par des tribunaux nazis.
Situé dans l'ex-RDA, le site fut utilisé dès juillet 1945 par la police politique soviétique puis de 1950 à 1989 par la Stasi, comme tribunal militaire et de lieu d'internement pour 10 000 personnes.
Après quatre ans de travaux d'un coût de 3,5 M€, le Mémorial qui s'étend sur trois étages (chacun étant consacré à une des trois dictatures) a rouvert ses portes. La muséographie est destinée au grand public comme aux chercheurs intéressés par la Résistance et le non-respect des droits de l'Homme entre 1933 et 1989.
Premier séminaire en mai
Grâce à l'historien alsacien Auguste Gerhards, intégré à l'équipe des historiens responsables du site, les victimes alsaciennes et lorraines n'ont pas été oubliées.
Il s'agit d'Émile Wendling (Rockershausen), Joseph-Louis Metzger (Saint-Louis), Lucien Jacob (Fénétrange), Charles Lieby (Mittersheim), Théodore Gerhards (Saverne), Marcel Schweitzer (Schiltigheim), Marcel Sutter (Mulhouse), Jean Kneveler (Montigny-les-Metz), Jean Hisinger (Algrange), Paul Thibaut (Pierrepont), Charles Schmerber (Mulhouse), Charles Gremmelspacher (Mulhouse), Nicolas Gretten (Ottange) et Jules Reltien de Marange.
Des oeuvres de l'artiste Edith Laser ont été retenues pour des salles d'exposition. En mai, le premier séminaire sera consacré à la justice militaire du IIIe Reich.
Info :www.lvwa.sachsen-anhalt.de/roteochse |
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|  | | Hans Serveur au Manubierstub


 Localisation: Strasbourg Nombre de messages: 434 Age: 25 Date d'inscription: 14/04/2005
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Mer 12 Avr - 20:30 | |
| | DNA a écrit: | Incorporés de force face à la justice nazie
Combien de soldats alsaciens et mosellans, incorporés de force dans la Wehrmacht, ont-ils été jugés, détenus ou exécutés ? Le mémoire de maîtrise d'histoire soutenu par Frédéric Stroh (*) lève le voile sur cette page noire de la Seconde Guerre mondiale.
Ses deux grands-pères n'étaient pas des Malgré-nous, ces 130 000 Français d'Alsace et de Moselle jetés de force dans la Wehrmacht. Dans l'histoire familiale de cet étudiant strasbourgeois de 23 ans, originaire de Sarreguemines, on ne trouve qu'un grand-oncle Malgré-nous. Pourquoi alors choisi comme thème de maîtrise « Les soldats alsaciens et mosellans de la Wehrmacht dans le système judiciaire et pénitentiaire allemand et les conséquences d'après-guerre vu depuis Torgau, 1942-2005 » ? Peut-être parce que lors d'un colloque en 2002, l'universitaire Alfred Wahl avait cité parmi de nouvelles pistes de recherches les conditions de captivité des Malgré-nous. Un domaine accessible depuis la récente ouverture des archives militaires allemandes conservées à Prague, avec des sources en plusieurs langues et dispersées dans plusieurs pays.
Avec la contribution d'historiens allemands
Pas de quoi décourager l'étudiant, qui passe l'année scolaire 2004-2005 en Allemagne : « J'ai eu une bourse Erasmus dans le cadre du jumelage Strasbourg-Dresde et j'ai pu travailler sur le système concentrationnaire nazi. Ce qui m'a toujours intéressé, c'est de connaître la part de liberté de l'individu dans la société nazie ». La résistance à l'incorporation de force, une liberté chèrement payée par de nombreux Malgré-nous comme Marcel Schweitzer (Schiltigheim), Raymond Haug, Charles et Henri Merling (Saverne) jugés par le Reichskriegsgericht (tribunal militaire suprême du Reich) et exécutés. La justice militaire allemande à l'époque nazie était impitoyable : elle prononça 35 000 condamnations à mort contre des soldats de la Wehrmacht, dont 21 000 furent effectives... Frédéric Stroh a été notamment aidé par des historiens allemands étudiant le cas des Malgré-nous français mais aussi polonais, slovènes et luxembourgeois, au centre de documentation et d'information de Torgau, à la « Fondation saxonne des lieux de mémoire pour le souvenir des victimes de la violence politique ». Le travail de l'étudiant cerne d'abord « l'incorporation de force comme phénomène européen », puis se penche sur les soldats alsaciens et mosellans devant les tribunaux militaires. Motifs : refus du service militaire, désertion, trahison et espionnage... Les biographies détaillées des victimes alsaciennes et mosellanes font apparaître le sentiment d'appartenance à la France, mais aussi leurs convictions religieuses (plusieurs témoins de Jéhovah) ou pacifiques.
L'échec du tribunal français de Rastatt
De toute façon, les sanctions étaient cruelles. Souvent la peine de mort, parfois le bataillon disciplinaire (surnommé Himmelfahrtskommando), le camp ou la prison militaire du fort Zinna, la plus importante du Reich. Un des prisonniers de guerre français, le vice-amiral Hervé de Penfentenyo, dressa à la Libération une liste non exhaustive de 68 Alsaciens-Mosellans. L'historien y adjoint une centaine d'autres noms issus d'autres sources... Frédéric Stroh a aussi rencontré 78 Malgré-nous alsaciens et lorrains ayant eu la chance de revenir de leur captivité... Son travail exemplaire, d'ailleurs noté 18/20, s'attache ensuite à l'échec de la procédure judiciaire du tribunal général français de Rastatt à l'encontre des juges nazis ayant condamné à mort des Alsaciens-Mosellans. Alors que le tribunal de Nuremberg, en 1945, avait reconnu l'incorporation de force comme crime, les juges de Rastatt se rallièrent à la défense des juges allemands, plaidant qu'ils n'avaient fait qu'obéir à la loi en vigueur... En dépit des plaintes des familles françaises d'Alsace et de Moselle ayant perdu un des leurs, malgré les témoignages des survivants, ce tribunal (1946-1949) classa la procédure, « une deuxième condamnation à mort pour les Alsaciens et Mosellans morts pour avoir refusé de servir dans la Werhmacht ». Une décision lourde de conséquences, car les juges ainsi blanchis poursuivront leur carrière en RFA, et surtout, ose l'historien, « si l'enquête du Tribunal de Rastatt avait débouché sur une condamnation des juges du Tribunal militaire suprême du Reich, le procès de Bordeaux aurait pu avoir un tout autre cours ».
M. B.-G.
(*) Frédéric Stroh (Tél: 06 77 09 46 82) a ouvert une souscription afin de faire éditer son mémoire. |
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|  | | Hans Serveur au Manubierstub


 Localisation: Strasbourg Nombre de messages: 434 Age: 25 Date d'inscription: 14/04/2005
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Mer 19 Avr - 18:05 | |
| | DNA a écrit: | Sept parcours de jeunes Alsaciens Encore un livre sur les Malgré-nous, diront certains. Tant mieux, diront d'autres en relevant que celui-ci réunit sept témoignages différents, mis en musique par la fille de l'un d'eux.
On a beau avoir quitté Strasbourg pour les Alpes puis les États-Unis, la mémoire familiale de la région d'origine colle à la peau. Mariée à un Américain, Mady Fehlmann-Blackburn aurait pu tourner la page de ce XXe siècle si traumatisant pour l'Europe en général et la génération de ses parents en particulier. Mais durant des années, elle a questionné ses proches et leur cercle d'amis.
Une amitié fidèle
Une amitié fidèle puisqu'elle remonte pour Alfred Fehlmann, Jean-Pierre Apprill et Raymond Hutt à leur adolescence dans le quartier de la place du Marché à Strasbourg-Neudorf, s'est renforcée après leur terminale 8A au "Erwin von Steinbach Gymnasium" (l'actuel lycée Fustel de Coulanges) et a survécu à leurs parcours périlleux de jeunes incorporés de force dans l'armée allemande à 18 ans en 1943. Jean-Pierre n'a pas 20 ans quand il se retrouve dans un camp de prisonniers de guerre américains qui, ignorant tout du problème alsacien, l'assimilent aux volontaires français des SS. Charlemagne "Charry" connut pire puisqu'il n'est plus là : marié à Madeleine Reichardt, amoureuse et soucieuse d'éviter le RAD, il tombe au front quelque part en Pologne, la laissant maman et veuve d'un disparu à 19 ans.
Quatre mois au camp de Schirmeck
La ronde de la vie tourne et Félix Wachtel, un rescapé du camp de Tambov, épousera Madeleine plus tard. Quant à la soeur de celle-ci, Germaine, elle paie le prix fort la diffusion dans son usine d'une chanson patriotique : arrestation par la Gestapo et internement de quatre mois au camp de Schirmeck où elle est en contact avec une centaine d'habitants de Hochfelden qui avaient fêté le 14 juillet 1941. Son témoignage est d'autant plus intéressant que rares sont les internés de ce camp rasé en 1953 à s'être confiés. Germaine s'investira ensuite dans le journal "Heimatgruss" envoyé de Neudorf à tous les jeunes soldats pour leur soutenir le moral. Le père des deux soeurs, incorporé de force dans la marine dont il déserte pour aider la résistance, sera fusillé en août 1944 sur dénonciation par les Allemands à Toulon.
Une fresque panoramique
Dans le tableau panoramique, ouvert à partir des années 20 et qui se déroule comme une fresque historique, séquence par séquence, il y a aussi Marguerite. Une individualiste qui évolue dans ces années terribles avec en tête sa réussite dans le sport et la danse, alternant les formations à Paris, Strasbourg et Berlin. Après la guerre, les "Märikplätzler" se retrouvent à Strasbourg mais l'affaire d'Oradour-sur-Glane décide Alfred à quitter l'Alsace, toujours incomprise. Après Val d'Isère, il emmènera les siens encore plus loin, aux USA dans la station de Sun Valley. Sans trahir sa mémoire et celle de tous ceux qui furent jeunes en Alsace-Moselle à une époque cruelle.
M. B-G
° Malgré-nous ! Alsaciens, français de coeur, soldats d'Hitler, de Mady Fehlmann-Blackburn, éditions Velours, 18 €, qui diffusent dans les FNAC et chez les librairies indépendants ; l'auteur sera de passage en France dans des librairies en Savoie et en Alsace, à Strasbourg les 12 mai (lib. Broglie) et 13 mai (lib. Ehrengarth).
A voir le site Internet : www.quatre-malgre-nous-racontent.com |
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|  | | Manu Rang: Administrateur


 Localisation: Alsace Nombre de messages: 18610 Age: 32 Date d'inscription: 13/04/2005
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Dim 26 Aoû - 19:28 | |
| Malgré-nous| Citation: | Le terme Malgré-nous définit les Alsaciens et Mosellans qui ont été enrôlés de force dans l'armée régulière allemande (la Wehrmacht) ou dans la branche militaire de la SS (la Waffen-SS), durant la Seconde Guerre mondiale. Même si le terme n'est pas utilisé pour les désigner, la situation des conscrits des cantons de l'Est belges et du Grand-Duché de Luxembourg, également annexés par l'Allemagne nazie en 1940, relève de la même problématique.
Sommaire
Origine du terme
Le terme de "Malgré-nous" apparaît déjà en 1920 après la Première Guerre mondiale, où des associations d'anciens combattants alsaciens et mosellans de la Grande guerre créèrent ce mot pour mettre en avant le fait qu'ils avaient dû se battre, malgré eux, dans l'armée allemande contre la France[1], l'Alsace et la Moselle étaient à cette époque rattachée à l'Allemagne suite à la défaite de 1871. [url=][/url]
Histoire Quand fut signé l'armistice du 22 juin 1940 le cas de l'Alsace-Lorraine n'était pas évoqué. Ce territoire restait donc juridiquement français, bien qu'il fît partie de la zone militairement occupée par l'Allemagne. Le régime nazi l'annexa en fait sans en faire la proclamation officielle et, comme le gouvernement de Vichy se borna à des protestations secrètes chaque fois qu'était commise une nouvelle violation du droit, le bruit se répandit qu'une clause secrète avait livré l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne. Jusqu'en 1942 cependant, si on multiplia les organisations paramilitaires où la population, les jeunes surtout, étaient plus ou moins obligée de s'inscrire, on s'abstint de l'ultime transgression juridique, la mobilisation obligatoire dans l'armée allemande. Mieux encore, on proclamait qu'on n'avait pas besoin des Alsaciens-Lorrains pour gagner la guerre qu'on espérait bientôt finie et victorieuse. On n'en fit pas moins une propagande active pour les inciter à s'engager, mais sans le moindre résultat. Alfred Wahl, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Metz, écrit : « Seuls les fils des fonctionnaires allemands présents semblent avoir répondu à l’appel : ils furent moins d’un millier pour les deux départements » [2] Le Gauleiter Robert Wagner, qui était en charge de l'Alsace, était persuadé que les frères de race nouvellement reconquis entendraient vite l'appel de leur sang et se sentiraient rapidement allemands; constatant le nombre infime d'engagés volontaires, il conclut que les jeunes hésitaient à entrer dans l'armée allemande par peur de leur famille et qu'ils seraient heureux de s'y voir forcés. Au printemps 1942, à Winnitza, il persuada Adolf Hitler, au début fort réticent, d'introduire le service militaire obligatoire en Alsace-Lorraine, ce qui fut fait officiellement le 25 août 1942. Il sentait bien l'illégalité d'une telle décision puisque le 23 septembre il disait cyniquement : « Nous vivons dans un temps de grande révolution : avec lui s'effondrent également les concepts juridiques qui étaient valables dans le passé ». Et le 21 juin de l'année suivante : « Ce n'est pas mon intention de justifier juridiquement cette mesure si incisive dans la vie de l'Alsace. Il n'y a aucune raison de faire cela. Chaque décision que le "Troisième Reich" Grand-Reich-Allemand prend à ce sujet est appuyée par le droit formel et réel et est inattaquable. » Le service militaire en temps de guerre équivaut à être enrôlé et à participer aux combats. Au final, 100 000 alsaciens et 30 000 mosellans se retrouveront principalement sur le front de l’Est, à combattre l'armée de Joseph Staline. La plupart seront affectés dans la Wehrmacht. Mais de nombreuses classes seront versées d'autorité dans la Waffen-SS [3]. La décision d'incorporer de force des Alsaciens-Mosellans, mais aussi des Luxembourgeois, Belges etc. s'explique par le fait que les divisions SS, troupes d'élites, comptaient une forte proportion de pertes lors des combats. Parmi les 130 000 hommes qui subirent cette mesure administrative 30 % furent tués ou portés disparus, 30 000 blessés et 10 000 invalides [4]. [url=][/url]
Emprisonnement
Nombre d'entre eux seront fait prisonniers par l'armée soviétique durant la débâcle allemande. Et ils connaîtront, comme les militaires de l'Axe, les camps de détention soviétiques. Le plus connu est le camp de Tambov qui regroupa une grande partie des prisonniers français. D'autres décidèrent de déserter la Wehrmacht pour se rendre à l'Armée rouge et ainsi, en tant que Français, rejoindre le général De Gaulle et la France libre. Les soviétiques n'avaient, dans leur grande majorité, pas connaissance du drame de ces Alsaciens et Mosellans. Beaucoup furent donc considérés comme des déserteurs ou des espions, et donc fusillés, victimes d'une double méprise. Les autres ont été déportés au camp de Tambov après un passage dans les mines de charbon de Karaganda. Dans un compte rendu du colloque de Hambourg sur le retour des prisonniers de guerre après 1945 [5] :
« Les Alsaciens en uniforme allemand furent concentrés dans le camp de Tambov et subirent le sort de tous les prisonniers de la Wehrmacht, avec des conditions de vie très dures, un taux de mortalité élevé et des campagnes de rééducation antifasciste. Libérés en grande majorité durant l'automne 1945, une partie des «malgré-nous» passe pourtant plusieurs années supplémentaires en captivité. Accusés de crimes de guerre par les Soviétiques, ils se sentent trahis par la France Libre, et utilisés comme monnaie d'échange dans les négociations diplomatiques. Certains iront jusqu'à évoquer l'intervention de dirigeants communistes français afin de retarder leur retour, tant le témoignage de leur expérience ternirait l'image de l'Union soviétique. » Sur une page éditée par l'Académie de Strasbourg [6], on peut lire :
« À Tambov, les conditions de détention sont effroyables. Les prisonniers y survivent dans une effarante promiscuité et dans une hygiène déplorable, à l'abri de baraques creusées à même le sol pour mieux résister au terrible hiver russe où la température descend en dessous de -30 °C. Un peu de soupe claire et environ 600 grammes de pain noir, presque immangeable, constituent la ration journalière estimée à 1340 calories (en comparaison, en 1944, les détenus d'Auschwitz recevaient 2 000 calories par jour). On estime qu'environ un homme sur deux mourait à Tambov après une durée moyenne d'internement inférieure à quatre mois. 10 000 français terminèrent ainsi leurs jours au camp de Tambov. »
Les derniers Malgré-nous à être officiellement libérés le furent en 1955.
Retour en France
 Monument en hommage aux Malgré-Nous dans le canton d'Obernai (Bas-Rhin)
Une fois la guerre terminée, les malgré-nous ont été considérés comme des traîtres. Beaucoup d'entre eux ont été épurés, comme les collaborateurs, et les Horizontales ayant eu des relations avec l'occupant allemand. Ils ont été fortement attaqués par les militants du Parti communiste français pour leurs dénonciations de la situation dans les camps d'internement soviétiques. [url=][/url]
Bilan humain
L'Alsace et la Moselle occupées ont fourni 1% du contingent total des forces armées allemandes, soit 130 000 hommes (100 000 Alsaciens et 30 000Mosellans). Il est particulièrement malaisé de déterminé combien de Malgré-Nous sont morts au front et combien sont décédés suite à leur captivité dans les camps russes. L'historien Régis Baty avance cependant les chiffres suivants : 24 000 morts au front et 16 000 dans les camps russes de rassemblement des prisonniers, ainsi 40 000 ne sont pas rentrés à l'issue de la guerre. [url=][/url]
Comportement
Certains malgré-nous ont déserté pour rejoindre la Résistance ou la Suisse. Mais leurs familles furent déportées dans des camps de travail ou de concentration. Cette menace qui planait au-dessus de leur famille les a obligés, pour la plupart, à rester dans l'armée allemande. La division de Waffen-SS « Das Reich », responsable de la destruction du village et du massacre des habitants d'Oradour-sur-Glane, était minoritairement composée d'une douzaine de malgré-nous (incorporés de force), tous obligés, à l'exception d'un volontaire, de servir sous les ordres allemands, sous peine de représailles. [url=][/url]
Revendications Des actions en justice sont aujourd'hui en cours pour faire reconnaître le statut d'anciens combattants à ces vétérans de l'armée allemande et obtenir les pensions associées.[réf. nécessaire] |
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|  | | Nejderfer maître d'hôtel au Manubierstub


 Localisation: Nejderf Nombre de messages: 2542 Age: 35 Date d'inscription: 15/11/2007
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Dim 18 Nov - 16:47 | |
| L'Histoire de l'Alsace est très compliquée et jamais apprise aux enfants. Bien vu la chanson de Combat67, Panzerfaust gegen TI34.... |
|  | | Manu Rang: Administrateur


 Localisation: Alsace Nombre de messages: 18610 Age: 32 Date d'inscription: 13/04/2005
 | |  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Dim 18 Nov - 19:33 | |
| | seppele mobs a écrit: | L'Histoire de l'Alsace est très compliquée et jamais apprise aux enfants.
Bien vu la chanson de Combat67, Panzerfaust gegen TI34.... |
tu peux nous trouver ca pour qu'on puisse consulter d'ici ? |
|  | | Manu Rang: Administrateur


 Localisation: Alsace Nombre de messages: 18610 Age: 32 Date d'inscription: 13/04/2005
 | Sujet: Re: Les Malgré-nous Dim 18 Nov - 19:37 | |
| C'est quoi que tu veux la chanson ? |
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