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 Le drapeau Rot un wiss

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Hans
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MessageSujet: Le drapeau Rot un wiss   Mar 28 Fév - 23:29

http://www.dsauer-bieber.org a écrit:
Dès le XIe s

L’armée du premier duc de Lorraine, Gerhard d’Alsace (1024-1070) arborait les deux bannières, rouges et blanches. Mais l’association rouge et blanc ("rot un wiss", en Alsacien) sont à l’origine les couleurs spécifiquement alémaniques qu’on retrouve dans tous les pays du Rhin supérieur (et plus tard dans les pavillons de la navigation rhénane). Ainsi les armes de Strassburg, celles de Mülhausen/Mulhouse, Gebweiler/Guebwiller, Schlettstadt/Sélestat, Münster/Munster, Weissenburg/Wissembourg ou celles des Habsburg possessionnés en Haute-Autriche comme en Haute-Alsace, celles de la ville de Freiburg i/Brisgau ou celles de la Confédération helvétique sont rouges et blanches.

Plus loin, on trouve le rouge et le blanc associés dans les armoiries du comté de Nordgau (Alsace du nord), utilisées à partir de 1262 par le Landgrave issu des comtes de Werd. Le blason rouge et blanc de l’évêque de Strassburg, Walther von Geroldseck, deviendra celui de la cité entière lorsqu’elle se libèrera de la mainmise ecclésiastique. Plus tard, c’est sur l’étendard déployé Rot un Wiss que, chaque année, les bourgeois de la Ville libre de Straßburg/Strasbourg (Freie Reichstadt) prêtaient leur serment de fidélité à la Constitution (Schwörtag) au pied de la cathédrale. Et ce cérémonial dura jusqu’à la Révolution. C’est encore le drapeau rouge et blanc qui flottait autrefois sur la plate-forme de la cathédrale pour indiquer la direction des incendies qui pouvaient se déclarer dans la ville.

A la fin du XVe-début XVIe s

Le Rot un Wiss est repris lors des soulèvements paysans du Bundschuh tel qu’on peut le voir sur une gravure de 1522 figurant un paysan révolté, armé à la manière des lansquenets et déployant la bannière rouge et blanche sur laquelle flamboie le cri de l’insurection : "Freyheit ".
Plus tard, il apparaîtra même dans certains dessins de Hansi, notamment ceux qui se rapportent à la visite de Charles X en Basse-Alsace (1828) où, dans les villages pavoisés traversés par le roi, à côté des trois fleurs de Lys, symbole de la royauté, on voit flotter à toutes les maisons, et jusque sur le clocher de l’église, la bannière alsacienne Rot un Wiss. Et si le blason de Basse-Alsace est rouge et blanc, il en est de même du costume traditionnel alsacien où l’on retrouve associés le rouge et le blanc (avec le gilet rouge porté sur chemise blanche).

1870-1918

En 1870, les Alsaciens, pour marquer leur différence, arborent de plus en plus fréquemment les couleurs Rot un Wiss qui s’imposent progressivement comme l’emblème, non reconnu officiellement, du Reichsland, mais surtout de la contestation alsacienne. Le drapeau rouge et blanc devient le symbole des libertés alsaciennes à reconquérir et donc plus spécialement celui des autonomistes. Les poètes alsaciens vont prendre le relais pour le mythifier. " Uff denne Wappe han’mer geschwore, de adle Fahne wiss un rot. " (2), écrivent les frères Mathis. Stosskopf écrit un texte célèbre où il évoque le drapeau Rot un Wiss : D’r verbotte Fahne (Strassburg-1904). En 1910, René Schickele publie un article au titre évocateur : Die rot-weisse Zukunft.
Les autonomistes francophiles de la clique de Wetterlé adoptent sans rechigner le Rot un Wiss. Wetterlé, en prison pour deux mois, ses amis francophiles du parlement alsacien-lorrain viennent fleurir sa place laissée vide d’un immense bouquet d’oeillets rouges et blancs, alors que parmi leurs collègues, nombreux sont ceux qui arborent à la boutonnière deux petites fleurs, l’une rouge et l’autre blanche. Petit à petit, le Rot un Wiss s’est imposé tout naturellement, dans l’esprit des habitants, comme l’emblème de leur Heimet. Restait à l’officialiser. La question sera débattue à plusieurs reprises au Landtag et au sein des diverses fractions politiques de 1912 à 1913.
Au niveau des parlementaires du Landtag, très vite se dégage un large consensus pour une adoption officielle de la bannière rouge et blanche. La fraction du Zentrum, sous la conduite de Charles Hauss, et celle des libéraux-démocrates de Georges Wolf déposeront des propositions, les 25 et 26 janvier 1912, priant le gouvernement d’élaborer rapidement un projet de loi dans ce sens. Pour concilier l’opinion lorraine, on prend soin d’y ajouter une croix de lorraine jaune dans la bande rouge côté hampe.

De leur côté, les socialistes, tout en disant préférer le drapeau rouge du prolétariat international, promettent toutefois de ne pas faire obstruction et de voter le projet. Le 12 mai 1912, le sujet arrive en débat au Landtag. Au nom du puissant Zentrum, le Docteur Müller demande pour l’Alsace : " Was es zum Teil durch unsere Konstitution erreicht und zum Teil noch zu erreichen hofft : " ein Wahrzeichen unserer Eigenheit und unserer Selbständigkeit. " Sentiment partagé par le libéral Georges Wolf qui précise que ce désir d’une bannière propre à l’Alsace-Lorraine est à mettre en relation directe "mit unserer neuen Verfassung und mit der dadurch gegebenen Steigerung unseres elsass-lothringischen Selbstgefühles, unseres so oft verkannten und vielfach mit Unrecht geschmähten elsass-lothringischen Partikularismus". Les socialistes, par les voix de Peirotes et de Imbs réitérèrent leurs assurances de ne pas s’y opposer, tout en déplorant cette précipitation.

Une commission chargée d’élaborer une proposition définitive, après consultation, est mise sur pied. Après plusieurs lectures, en définitive et à l’unanimité, la commission propose le vœu : " Dass die Flagge die Farben "rot-weiss" in wagerechter Anordnung mit dem lothringischen goldenen beziehungsweise gelben Kreuz in der heraldisch rechten Ecke (" nahe bei der Stange " steht im Kommissionsbericht), des roten Feldes enthalte." Voeu adopté à l’unanimité en séance plénière par la Zweite Kammer. Et c’est à nouveau à l’unanimité que le voeu est définitivement adopté par la chambre basse du parlement d’Alsace-Lorraine, lors de la deuxième délibération du 25 juin 1912.

Mais, du côté du gouvernement, on fait visiblement traîner le processus décisionnel. Le 27 mai 1913, irrité par ce retard, le député Hauss interpelle le gouvernement pour s’enquérir de l’évolution du dossier. Là, le sous-secrétaire Mandel l’informe que le dossier butte sur des problèmes héraldiques. En réalité, ce sont les " affaires " de Saverne et de Graffenstaden, montées en épingle par les Français, qui font tout capoter. La réponse définitive de Berlin ne parviendra jamais. Puis viendra la guerre. De sorte que toutes ces formidables avancées que furent pour l’émancipation alsacienne la Constitution de 1911 et le consensus autour de l’idée d’un Etat souverain doté de sa bannière nationale, demeureront à jamais inachevées.

Mais la bannière Rot un Wiss colle dorénavant au pays qui se reconnaît maintenant tout entier dans ces deux couleurs arborées partout. L’Elsässisches Fahnenlied, notre hymne national, exalte nos couleurs : " Weiss und Rot : Die Fahne se’n wir schweben ! Bis zum Tod, Ihr treu ergeben ! "

1918-1938

En 1916, en Haute-Alsace reconquise par les Français, Pierre Loti, dans L’Illustration est frappé à la vue de " ces drapeaux français et de ces drapeaux d’Alsace blancs et rouges qui jaillissent spontanément comme par magie des fenêtres ouvertes ". Les brassards des hommes, chargés par le comité exécutif du " Nationalrat " du maintien de l’ordre, sont rouges et blancs.
En 1918, il sera mis un peu de côté car on fait comprendre aux Alsaciens qu’il porte ombrage au drapeau tricolore qui ne supporte pas " cette concurrence " dans les coeurs. Raison de plus pour Rapp, Ley et Muth, fondateurs du Comité Exécutif de la République d’Alsace-Lorraine ("Exekutivkomitee der Republik Elsass-Lothringen") en avril 1919, de l’adopter comme emblème.

Mais les retrouvailles prennent de suite un goût amer, avec la politique d’assimilation immédiatement réactivée par les Français. Les drapeaux Rot un Wiss réapparaissent alors. En 1922, à l’occasion de la lutte des cheminots Alsaciens-Lorrains, il réapparaît encore. Et lors d’un grand meeting communiste à Strasbourg, le Rot un Wiss est à nouveau brandi dans la salle comble, et Charles Hueber, le futur maire de la ville, de lancer cet avertissement : " Oui, voici nos couleurs, celles que nous sortions toujours en guise de protestation contre le système prussien. Nous ne les avons pas encore arborées contre la France, mais cela pourrait venir ! "

Michel Walter, représentant l’U.P.R., et la Ligue des Catholiques déposent une couronne rouge et blanche au pied de la statue de Kléber, lors des manifestations monstres de juillet 1924 contre les lois laïques. Le 22 août 1926, lors du "blutiger Sonntag", en tête du cortège des autonomistes et des communistes réunis, c’est le Rot un Wiss qui est déployé. Lors du procès de Colmar en 1928, des conscrits arrachent le bleu du drapeau tricolore en signe de protestation et pour affirmer leur solidarité avec les accusés.
Il deviendra évidemment le symbole par excellence des Heimatrechtler de tous les bords, de l’U.P.R. à la Landespartei, en passant par la Fortschrittspartei, et sera de toutes les luttes autonomistes : libération du baron Zorn v. Bulach emprisonné (il est distribué à la foule qui attend devant la prison), campagne électorale de 1928, durant le Komplottprozess, au Sängerhüss lors du meeting à l’issue de la libération de Karl Roos... L’hymne de la Landespartei s’ouvre sur ce fier couplet : "Die rot-weisse Fahne weht herrlich durch’s Land... Wir wollen keine Knechte sein. Dir Heimat gehört unser Herz allein ! "

Le 19 octobre 1928, Paul Schall fit cette déclaration : " Tous nos efforts tendent à créer une nouvelle Europe. Cela ne sera toutefois possible que lorsque nous serons maîtres chez nous et que le drapeau rouge et blanc flottera dans tout le pays. " Il sera également adopté par la Jungvolkspartei fondée par Rossé, Stürmel et l’abbé Zemb en 1931. Dans toutes leurs réunions, il figurera toujours en bonne place.

Le 24 octobre 1933, les catholiques alsaciens, en lutte contre la politique anticléricale des Français, décorent la tribune de la salle du meeting avec des drapeaux rouges et blancs frappés d’une croix de Lorraine jaune. Et même, en 1936, il sera brandi, à côté du drapeau rouge, dans les manifestations et les défilés des ouvriers en lutte.

De nos jours

A la Libération, des Alsaciennes viendront offrir spontanément aux soldats libérateurs des bouquets de fleurs rouges et blanches (voir couverture Saisons d’Alsace n°127).
En mai 1968, il réapparaîtra sur la flèche de la cathédrale, et en 1976, lors de la venue du président Giscard d’Estaing pour l’inauguration du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines, le Rot un Wiss flottera au faîte de plusieurs châteaux pour marquer, sur la crête des Vosges, l’entrée en terre d’Alsace. Il flottera encore sur les hauts lieux de la contestation écologiste à Marckolsheim ou à Heiteren et aussi à Courneuve, les 10 et 11 juin 1978, sur le stand de la fédération P.S.U.-Alsace, au rassemblement national du P.S.U.
Depuis quelques années, des fabricants de drapeaux ignorant tout l’histoire de notre région ont mis sur le marché un "drapeau" qui reprend le blason alsacien, lui même création moderne, et vendent le tout sous l’appellation "drapeau alsacien". Mais cela n’empêche pas le "Rot un wiss" de rester le seul et unique drapeau de notre région. La meilleure preuve en est l’utilisation par les régionalistes et autonomistes mais aussi pendant des manifestations officielles ou sur la façade de certaines mairies...


Source : http://www.dsauer-bieber.org
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Mar 28 Fév - 23:45



http://rotunwiss.free.fr/le_drapeau_alsacien.htm
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Manu
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Mar 28 Fév - 23:49

Ce qu'en pense Alsace d'abord ;

Rot un Wiss : le vrai drapeau de l’Alsace

Rot un Wiss : un drapeau rouge et blanc aux couleurs de l’Alsace.

Citation:
Chaque région dispose, depuis le haut Moyen-âge ou depuis des moments clés de son histoire, d’un drapeau qui l’incarne. En Flandres, le célèbre lion est brandi par tous, des manifestations les plus traditionnelles aux échappées du Tour de France. En Corse, la bandera est connue, il s’agit du drapeau à tête de Maure.




En Bretagne, des célèbres sonneurs du Bagad de Lann Bihoué aux animateurs de Fest noz, tous se retrouvent sous les couleurs du pays portées par le Gwenn ha Du dont la traduction signifie simplement « noir et blanc ».

L’Alsace n’échappe pas à la règle, mais son drapeau n’est pas celui, issue de récentes créations graphiques, imposé par les préfets depuis 1948, et que l’on voit flotter sur les bâtiments officiels. Son vrai drapeau est le « rot un wiss », un drapeau à faire reconnaître et connaître de tous pour faire flotter partout les vraies couleurs de l’Alsace.

Des couleurs symboliques pour une Alsace éternelle

Le symbolisme des couleurs puise ses racines dans le substrat culturel. On peut dès lors y cherche un sens profond. Le rouge est ainsi souvent associé à un peuple actif et combattant. C’est la couleur associée à Mars, dieu de la guerre mais aussi à la régénération dans le monde chrétien et plus généralement à la terre, à l’enracinement, à la vitalité. Le blanc est quant à lui porteur de sens différents. On l’associe ainsi à l’unité, à la pureté.

Par delà cette symbolique, les couleurs rouges et banches sont présentes depuis le Moyen-âge dans de multiples blasons rhénans et alémaniques. Les blasons et armoiries de multiples villes et régions rhénanes en sont ainsi habillés. Citons de part et d’autres des frontières, ceux de la Suisse, du Wurtemberg, mais aussi ceux des villes de Wissembourg, Strasbourg, Sélestat, Mulhouse, Guebwiller, Münster/Munster, et même Freibourg im Breisgau.

Dès le XIème siècle, Gérard d’Alsace, Premier Duc de Lorraine fait arborer une bannière rouge et blanche à ses troupes, couleurs que l’on retrouvera chez certaines familles nobiliaires alsaciennes. En 1262, les bourgeois battent les soldats de l’évêque Walther de Geroldseck à Hausbergen et adoptent les couleurs de ce dernier pour fêter leur affranchissement et leur statut de ville libre. Les bourgeois de la ville prennent alors l’habitude de prêter serment devant un drapeau rouge et blanc.

Lors des soulèvements paysans dits du « Bundschuh », ce drapeau est repris, souvent orné de cette chaussure à lacets symbole de la paysannerie ou plus simplement du mot freyheit (liberté). Il est ainsi plus que jamais au cœur de l’histoire alsacienne, telle que nous la conte les gravures de l’époque.

Le drapeau des libertés alsaciennes

En dépit des aléas de l’Histoire, l’Alsace conserve son indépendance d’esprit et ses particularismes. Les drapeaux rouges et blancs deviennent, en 1870, le symbole du Reichsland et d’une certaine résistance régionale à l’occupation prussienne. L’Alsace culturelle, portée par la Revue Alsacienne de Littérature et des artistes prompts à dénoncer autant le nationalisme français que son homologue allemand, le fait entrer dans la légende. Les frères Mathis, Albert et Adolphe, écrivent : « Uff denne Wappe han’mer geschwore, de adle Fahne



Dans la rue, depuis la Constitution de 1911, le drapeau alsacien est clairement adopté jusque dans les paroles du « Elsässische Fahnenlied » où Emile Woerth fait dire aux Alsaciens : « Laissez nous jurer sur notre drapeau, Mes frères des Vosges au Rhin : Jamais une main étrangère ne devra nous séduire, Nous voulons rester fidèles à l’Alsace ! » (1911)

Le « rot un wiss » devient même l’objet de débat au Landtag, une commission parlementaire l’imagine même intégrant une croix de Lorraine pour représenter tout l’Elsass-Lothringen. Même les élus de gauche rassemblés autour de Jacques Peyrotes semblent ne pas vouloir s’y opposer, sans être pour autant enthousiastes.

Le gouvernement allemand ne voit pas tout à fait les choses de la même manière et l’administration freine des quatre fers. Berlin ne donnera jamais son aval au Parlement alsacien... L’Alsace est déjà victime de logiques centralistes.

La guerre éclate et en 1916, c’est Pierre Loti, le voyageur, auteur de « Pécheurs d’Islande », dans les colonnes de L’Illustration qui peut s’étonner de voir " ces drapeaux français et de ces drapeaux d’Alsace blancs et rouges qui jaillissent spontanément comme par magie des fenêtres ouvertes ».

Le drapeau des contestations alsaciennes

L’armistice et la victoire française vont temporiser la tolérance envers ce drapeau auquel il manque le bleu du pouvoir législatif et républicain. Il n’en conserve pas moins sa popularité et il devient, dès 1919, l’emblème de Comité exécutif de la République d’Alsace-Lorraine (Exekutivkomitee der Republik Elsass-Lothringen), qui revendique les apports de la Constitution de 1911.



Divers mouvements revendicatifs vont ainsi l’arborer fièrement. Brandissant le « rot un wiss », Charles Hueber, qui n’est pas encore maire communiste de Strasbourg déclare : « Oui, voici nos couleurs, celles que nous sortions toujours en guise de protestation contre le système prussien. Nous ne les avons pas encore arborées contre la France, mais cela pourrait venir ! ». Tour à tour divers mouvements et organisations l’utilisent à dessein. Il est le symbole de tous les Alsaciens et de tous ceux qui s’engagent pour l’identité alsacienne.

« Il sera de toutes les luttes autonomistes : libération du baron Zorn v. Bulach emprisonné (il est distribué à la foule qui attend devant la prison), campagne électorale de 1928, durant le Komplottprozess, au Sängerhüss lors du meeting à l’issue de la libération de Karl Roos... L’hymne de la Landespartei s’ouvre sur ce fier couplet : "Die rot-weisse Fahne weht herrlich durch’s Land... Wir wollen keine Knechte sein. Dir Heimat gehört unser Herz allein ! " (..) Il sera également adopté par la Jungvolkspartei fondée par Rossé, Stürmel et l’abbé Zemb en 1931. Le 24 octobre 1933, les catholiques alsaciens, en lutte contre la politique anticléricale des Français, décorent la tribune de la salle du meeting avec des drapeaux rouges et blancs frappés d’une croix de Lorraine jaune. Et même, en 1936, il sera brandi, à côté du drapeau rouge, dans les manifestations et les défilés des ouvriers en lutte » écrit Pierre MIANOWSKI sur le site Dsauer-bieber.org

Effectivement, des illustrations et souvenirs des manifestations de 1936 confirment l’adoption du drapeau rouge et blanc en pleine période « front populaire ». Le drapeau alsacien vit à travers les luttes de ceux qui le portent.

Vint la seconde guerre mondiale. Le drapeau est mis à toutes les sauces mais reste, avant tout, le symbole d’un « alsacianité », d’une indépendance d’esprit plus qu’autre chose. A la fin de la guerre, le drapeau existe toujours mais n’est pas sans faire les frais d’une certaine germanophobie.

Son usage contemporain sera plus exceptionnel tout en restant symbolique des contestations alsaciennes. En mai 1968, il réapparait vraiment. Des étudiants le font alors flotter sur la Cathédrale de Strasbourg en en faisant un symbole de liberté. La presse locale ne comprend pas alors pourquoi des étudiants accrochent le drapeau monégasque sur Notre Dame (sic).

En 1976, il accueille le Président Valéry Giscard d’Estaing à Sainte Marie aux Mines, à l’occasion de l’inauguration du Tunnel.

Pendant ce temps, des graphistes et de grands esprits, faisant fi de l’Histoire comme des règles de l’héraldisme inventent un pseudo drapeau qui va devenir le drapeau des administrations alsaciennes. Tout est fait pour écraser le « rot un wiss » et l’effacer des mémoires.

« L’homme de l’avenir est celui qui aura la plus longue mémoire » disait Nietzsche. Voilà sans doute pourquoi, petit à petit, les couleurs rouges et blanches, presque celles des cigognes alsaciennes, reprennent leur envol.

Aujourd’hui, le véritable drapeau de l’Alsace reprend lentement sa place dans les rues et à l’occasion de manifestations culturelles et festives, avant, il faut le souhaiter, d’être mis à l’honneur sur les bâtiments officiels. Depuis sa création, le mouvement régionaliste Alsace d’Abord a, quant à lui, opté pour les couleurs rouges et blanches. Lors de ses congrès, les salles sont décorées aux couleurs de l’Alsace, les affiches historiques et électorales du mouvement ont intégrés le « rot un wiss ». C’est ce même drapeau que des jeunes d’Alsace d’Abord ont arboré lors du passage du dernier Tour de France. D’autres structures oeuvrent aussi, dans leurs domaines de compétences à la revitalisation du drapeau alsacien et il faut s’en féliciter car ce drapeau n’est pas le drapeau d’un mouvement mais bien celui d’une région : l’Alsace. En portant d’une façon ou d’une autre le rouge et blanc de l’Alsace, chacun concourre ainsi au renouveau de l’identité régionale. Il y a donc plus que jamais lieu d’être fier de cela.



Après tout, « Mir wille nur bliewe was mir sin ! », nous voulons juste rester ce que nous sommes, voilà pourquoi nous souhaitons que mille drapeaux fleurissent, que vive le rot un wiss ! Avez-vous le vôtre chez vous ?
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argueti
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Mer 1 Mar - 0:33

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PoY
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Mer 1 Mar - 9:48

Faut pas l'accrocher dans le mauvais sens, sinon on va vous prendre pour des polonais :DD
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mad
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Lun 27 Mar - 20:35

c est marrant chez moi aussi c est rot und weiß


en tout cas unterressant c est historique
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Alex
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Sam 16 Déc - 20:15

Pour ma part ce drapeau est avant tout le symbole de l'Alsace, de son histoire populaire, de ses origines alémaniques, mais aussi de son déclin. En effet, qui connait le rot un wiss? Très peu de gens... même ceux qui se disent "Alsacien et fier de l'être".

Concernant Alsace d'Abord (AA), je dirais que lors d'une manifestation assez récente sur Strasbourg (défence du bilinguisme), AA été présente avec un certain nombre de drapeaux rouge et blanc. Je passerais outre la tentative (raté) de récupération de la manif (qui a été réussie) pour dire simplement que je déplorerais que ce symbole de notre Heimat soit exclusivement l'apanage de l'extrème droite ex-FN locale.

Ce drapeau ne doit pas représenter une couleur politique mais bel et bien notre belle et chère province.
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RotUnWis
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Lun 18 Déc - 16:42

Tout a fait d'accord avec toi Alex , ce symbole mérite bien mieux que d'être récuperer par le FN a des fins politiques Mad
Il mérite tous simplement de flotter sur les mairies Alsaciennes Razz
Puis les couleurs rouge et blanche sont les vrai couleurs de notre Heimat , d'ailleurs beaucoup de pays et régions de langue Allémanique arborent ces couleurs .
Ce drapeau est aussi fortement utilisé par "Fer's Elsass" qui milite pour une plus grandes autonomie des régions Française .
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Nejderfer
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Jeu 15 Nov - 20:22

C'est ce post qui m'a fait d'écouvrir votre forum.

J'apporte de l'eau au moulin avec le nouveau livre qui vient de sortir :



Dispo en librairie au prix de 24€50.
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edmond
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Ven 16 Nov - 10:40

c'est vrai qu'il a longtemps était oublié mais ca fait maintenant 3a4 ans qu'il est de plus en plus ressorti que ce soit lors de manifestation comme cité plus haut celle du bilinguisme ou encore l'hommage des anciens combattans mais c'est vrai qu'encore trop peu de gens le connaissent et souvent on nous demande pourquoi on sort le drapeau polonais mais ca va venir !!

_________________
et Germain Muller l'avait dit : Mer senn schien's d'Lechte ....
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Dim 18 Nov - 15:54

Il est à toi le tatoo ?
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edmond
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MessageSujet: Re: Le drapeau Rot un wiss   Lun 19 Nov - 11:37

oui

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et Germain Muller l'avait dit : Mer senn schien's d'Lechte ....
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Le drapeau Rot un wiss

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