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 1906 / 2006 : 100 ans du Racing

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Manu
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MessageSujet: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Mar 6 Juin - 19:30

Tout commence au début du siècle. Quelques jeunes du quartier du Neudorf aiment taper dans un ballon qui a l'époque n'est rien d'autre qu'une balle en chiffon.

Citation:
Grâce à leurs économies et le soutien de leur instituteur, ils feront l'acquisition d'une véritable balle en cuir. Peu de temps après, ils forment une équipe et créent une association qu'ils baptisent Fussball Club Neudorf.

Nous sommes en 1906 et les rencontres ont lieu au Polygone en Alsace allemande. En 1914, le FC Neudorf loue pour 300 marks par an le jardin Haemmerle, un rectangle vert qui prendra plus tard le nom de... Stade de la Meinau.

Naissance du "RACING"



Après la guerre, le FC Neudorf est rebaptisé RC Strasbourg Neudorf puis dans la foulée Racing Club de Strasbourg. La première tribune, construite en bois, commence à se remplir pour applaudir le Racing à partir de 1921 et il faut attendre cinq ans seulement pour voir le Racing remporter son premier titre de gloire, celui de Champion d'Alsace.

Le samedi 10 juin 1933, au restaurant de la Bourse, le Racing fait le grand saut dans le professionnalisme grâce à une Assemblée Générale extraordinaire qui entérine l'adhésion du Racing. Quelques mois plus tard, on assiste à la première montée en D1 après quatre matchs de barrage contre Mulhouse (0/0 et 3/1) et contre Saint-Etienne (2/0 et 4/4).

Tout commence bien pour le Racing qui s'installe immédiatement dans les hauteurs du championnat, il termine 2e en 34/35, 3e en 35/36, 6e en 36/37 et 5e en 37/38. Après la deuxième guerre mondiale, le club alsacien est toujours en première division mais au terme de la saison 48/49, il est condamné à la relégation.

C'est alors que se produit ce que l'on a considéré à l'époque comme un miracle. Les SR Colmar liquidèrent leur section professionnelle. Ce forfait entraîna le maintien du Racing parmi l'élite.

Le premier trophée

Il retrouve des couleurs les deux saisons suivantes mais lors de l'exercice 51/52, le club de la Meinau va connaître le pire avec la première relégation en D2 à l'issue de la plus mauvaise année de l'histoire du club. Quelques mois auparavant pourtant, le RCS bat l'US Valenciennes 3/0, c'est la première victoire en Coupe de France après les deux finales perdues en 37 et 47.



On assiste à un délire dans les rues de Strasbourg, le retour des vainqueurs est triomphal. Les années qui suivent ne resteront pas dans les annales, Strasbourg remonte puis redescend en D2 . En 59, on inaugure des installations de l'éclairage artificiel et il faut attendre le milieu des années soixante pour retrouver un Racing conquérant, en Coupe des villes de foire.


La Coupe de France revient à Strasbourg en 1966, quinze ans après. Suivront des années sans saveur jusqu'à l'idée de la fusion avec les Pierrots Vauban.

En 1970, on adopte des nouveaux statuts mais le Racing redevient Racing Club de Strasbourg six ans plus tard. Nous sommes en 1976, le club est en D2 et va remonter en D1. L'entraîneur se nomme Gilbert Gress et les joueurs qui composent cette équipe sont Gemmrich, Specht...

La plus belle page

Le promu termine l'année à la troisième place et se prépare à vivre la plus belle page de son histoire. En 78/79, les Alsaciens sont les plus forts de France et deviennent pour la première et unique fois de leur histoire champions de France.



Cette saison restera comme la référence. 56 points au total, 63 buts marqués et seulement 28 encaissés (meilleure défense), invaincu à la Meinau, Strasbourg est au sommet du foot français et ira même se qualifier pour les ¼ de Finales de la Coupe d'Europe des Clubs Champions la saison suivante, éliminé par l'Ajax d'Amsterdam. Malheureusement, ce sommet ne durera pas et le Racing plongera dans la crise. Les années 80 seront de sinistres mémoires et les "Bleus" retrouvent la D2 en 1986. Jusqu'en 1992, à part un aller-retour en D1, ils joueront les premiers rôles...

A l'étage au dessus. Grâce à un grand match face à Rennes remporté 4/1, Strasbourg retrouve le plus haut niveau en 1992. En 95, une place en finale de la Coupe de France (défaite 1/0) lui permet de gouter à nouveau au parfum des grands matchs et à la Coupe d'Europe, le Racing atteindra les seizièmes de Finale, éliminé par le grand Milan AC.
Deux ans plus tard, il joue les premiers rôles en championnat toute l'année mais ne termine que 9e une saison exemplaire. Cette même année, le groupe IMG est choisi par la municipalité pour reprendre les destinées du club et les joueurs entraînés par le capitaine champion de France en 79 Jacky Duguépéroux vont écrire une nouvelle page de l'histoire du Racing en remportant la Coupe de la Ligue contre Bordeaux.

Suivra un très beau parcours en Coupe de l'UEFA, après des qualifications face aux Glasgow Rangers et Liverpool, en 1/8 de finale, le Racing bat l'Inter de Milan 2/0 à la Meinau mais s'incline 3/0 au match retour. Depuis, tous les membres du club reconstruisent un avenir que toute l'Alsace espère gorgé d'émotions pour graver encore et encore des images de fête dans le cœur de ses supporters, comme celles connues le 25 mai 2001 lors de la victoire en finale de la Coupe de France face à Amiens.

Après une saison au "purgatoire" en 2001/2002, le Racing a immédiatement retrouvé sa place parmi l'élite du football hexagonal en finissant vice-champion de L2.

La saison 2002/2003, qui verra le Racing finir à une encourageante 13e place, sera marquée par le retrait du groupe IMG et l'arrivée d'une nouvelle et ambitieuse équipe dirigeante emmenée par Egon Gindorf, qui succède à Patrick Proisy en tant que président, et par Marc Keller, nommé Directeur Général.

Placée sous le signe de la "reconquête", la saison 2003/2004 doit permettre au Racing de stabiliser le club parmi l'élite nationale et de regagner les faveurs du public alsacien. La saison suivante sera marquée par la deuxième victoire du club en Coupe de la Ligue. Le 30 avril 2005, le Racing, emmené par Jacky Duguépéroux, remportait ce trophée en dominant Caen (2-1) et se qualifiait, ainsi, pour la coupe de l'UEFA où il atteindra le stade des huitièmes de finale.
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viguesse
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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Jeu 8 Juin - 18:24

vive les cents ans,

le racing est mort vive le racing!!
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fernie
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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Lun 3 Juil - 13:41

c'est un peu dommage de fêter le centenaire en ligue 2 mais espérons qu'ils nous offriront la ramontée !!
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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Mer 26 Juil - 15:26

Après le retour à l'ancien logo, c'est une nouvelle musique qui accompagnera l'entrée des joueurs! La chanson de Virginie Schaeffer laissera sa place à Jump de Van Halen.

http://www.radioblogclub.com/open/105763/35/jump

Dommage d'avoir pris la même que l'OM et non notre ancienne antrée à savoir Final Countdown de Europe

http://www.radioblogclub.com/open/42930/7/final_countdown

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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Jeu 7 Sep - 12:00

Le livre du centenaire

Le livre du centenaire va bientôt être disponible du côté du Stade de la Meinau puisque dès le 7 octobre, vous pourrez vous le procurer au prix de 35€ (20€ pour les membres du Kop Ciel et Blanc, cf modalités d’achat dans cet article). Préfacée par le président Philippe Ginestet, écrite par Pierre Perny, auteur de « La Grande Epoque du Football Alsacien » (2002), cette histoire du Racing Centenaire, n’est pas uniquement sportive. Elle est également politique, inscrite dans l’histoire de Strasbourg et de l’Alsace : club se démarquant du régime prussien avant 1914, propagandiste pour la France immédiatement après 1918, résistant durant l’Occupation, européen tout de suite après 1945. En somme, une histoire très alsacienne, comme le titre l’indique ….



Citation:
En 1906, quand naît le Racing Club de Strasbourg, on joue au football en Alsace depuis une douzaine d’années. La fondation du Racing Club de Strasbourg se place dans la seconde grande vague de création des clubs, celle des années 1904/1907. Elle touche l’Europe entière. Des clubs comme le Real de Madrid, Schalke 04 ou l’Inter de Milan sont de cette génération. Rapidement, le Racing Club de Strasbourg gravit les échelons. A la veille du premier conflit mondial, il est prêt à accéder à l’élite du football allemand puisque, faut-il le rappeler, l’Alsace est allemande depuis 1871.

Avec trois titres de Champion d’Alsace et une élimination de justesse pour les Quarts de Finale de la Coupe de France, le « Racing Club », comme l’on disait à l’époque, est l’un des très grands clubs alsaciens des années 1920. Puis, en 1933/1934, il réussit l’accession en « Division Nationale » dès la première saison de professionnalisme. C’est le début de l’extraordinaire période des années 1930 avec un titre de Vice-Champion de France, une place de troisième et une Finale de Coupe de France. Une époque mythique, inoubliable pour les plus anciens, celle avec de prestigieux joueurs Autrichiens, celle aussi du trio Fritz Keller, Ossi Rohr et Oscar Heisserer, tous les trois des attaquants, tous les trois parmi les plus grands joueurs de toute l’histoire du club. C’est l’époque où Strasbourg avait, avec Paris, Sochaux, Rouen, Sète et Lille, la meilleure équipe de France.

Il ne faudra pas longtemps au Racing, tragiquement touché durant l’Occupation, pour se relever. Dès 1947, les « Bleus et Blanc » sont de retour à Colombes pour leur seconde Finale de Coupe de France. Avec deux joueurs d’exception : Paco Matéo, génial demi-centre, et Oscar Heisserer, Capitaine de l’Equipe de France depuis peu. En 1951, la troisième tentative est la bonne. La Coupe de France prend enfin le chemin de Strasbourg. Un succès dont n’est pas étranger, Edmond Haan, insatiable buteur, mais aussi passeur, tout au long de l’épreuve. Pour les nostalgiques du Racing des années 1950, la saison 1954/1955 reste l’une des plus grandes de tous les temps : les Strasbourgeois sont à deux doigts du doublé « Coupe et Championnat » avec un fantastique Ernst Stojaspal, buteur et stratège, l’une des plus grandes légendes du club.

Avec François Remetter et Robert Jonquet, deux des plus grands Tricolores de tous les temps, le Racing rebâtit une équipe au début des années 1960. Celle-ci arrive à maturité au milieu de la décennie. Une nouvelle victoire en Coupe de France, trois grandes saisons dans les différentes Coupes d’Europe, une belle époque avec les Internationaux Johnny Schuth, Denis Devaux, Gilbert Gress, Robert Szepaniak et Gérard Hausser, formidable ailier gauche.

Dans les années 1970, les « trois glorieuses » - celle du titre de 1978/1979, celles avant et après le titre - sont évidemment hors concours. Mais les moments avec Jean-Noël Huck, Marco Molitor, Wolfgang Kaniber, Ivica Osim, Reinhard Libuda, Gyora Spiegel, tous de très grands noms, laissent de très beaux souvenirs dans tous les esprits.

La décennie 1980 est moins riche en grands succès. Ces derniers sont, cependant, de nouveau au rendez-vous sous l’ère du Président Roland Weller : une Finale de Coupe de France perdue de justesse contre le PSG en 1995, un brillant parcours dans les Coupes Européennes et une seconde Coupe de la Ligue en 1997, après celle de 1964. Les années 2000 – avec une 3ème victoire en Coupe de France (2001) et en Coupe de la Ligue (2005), une 2ème victoire en Coupe Gambardella (2006) – complètent un palmarès qui fait du Racing, l’un des clubs français les plus titrés.


Citation:
SOMMAIRE

PREFACE - Le mot du Président Philippe Ginestet



AVANT-PROPOS – Ecrire l’histoire de 100 ans de Racing





Chapitre 1– 1906/1919 - Du Football Club de Neudorf au Racing Club de Strasbourg.



1906-1914 : un club de football à Neudorf

Le mystère de la date de création

Un club intégré dans son quartier



1919- Naissance du Racing Club de Strasbourg





Chapitre 2– 1919/1932 – Le club du quartier de Neudorf.



Premiers titres

1919/1922 : des débuts difficiles

1922/1924 : deux titres de Champion d’Alsace

1925/1926 : exploits en Coupe de France

1926/1927 : un troisième titre de Champion d’Alsace

1927/1932 : dans l’ombre du grand FC Mulhouse



Voulez-vous adhérer au professionnalisme ?

Des positions divergentes

Un grand club omnisport

Vie sociale, infrastructures et politique sportive





Chapitre 3- 1933/1949 – Le club de la Ville de Strasbourg



Moments de folie à la Meinau

1933/1934 : montée en Division Nationale

1934/1935 : Vice/Champion de France

1935/1936 : 3ème du Championnat

1936/1937 : Finaliste de la Coupe de France

1937/1939 : changement de cap

Déjà un football business



1939/1945 : Dans la tourmente de 1939/1945

1939/1940 : Champion de Dordogne

1940-1944 : Le Rasensport Club Strassburg

Des carrières sacrifiées



1945 : retour au Racing Club de Strasbourg

1945/1946 : le « Racing de la Libération »

1946/1947 : Finaliste de la Coupe de France

1947/1948 : 6ème en Championnat

1948/1949 : turbulences sportives, financières, politiques









Chapitre 4- 1950/980 – Le club de l’Alsace



Les années 1950 : première victoire en Coupe de France

1951 : un nouveau stade et 1ère victoire en Coupe de France

1952 : 1ère descente en Division 2

Les transformations du football professionnel

1953/1956 : de belles saisons avec Humpal, puis Stojaspal.

1957/1960 : l’ascenseur Division 1/Division 2



Les années 1960 : un Racing européen

Nouvelle période de turbulences

1960/1964 : reconstruction avec Robert Jonquet

1964/1966 : 2ème victoire en Coupe de France et 1ère épopée européenne avec Paul Frantz

Fin des années 1960 : un Racing nouveau en gestation



Les années 1970 : Racing, puis RPSM, puis un Racing Champion de France

1969/1970 : 5ème du Championnat

1970 : le Racing devient RPSM

1970/1972 : gigantesque fiasco sportif

1972 à 1976 : quatre saisons en dents de scie

RPSM : la difficile fonction de dirigeant

1976 : retour au Racing

1977/1978 : presque Champion de France

1978/1979 : Champion de France, LA saison du siècle

Les raisons du succès : sérieux, travail, talent.





Chapitre 5 – 1980/2006 - Un Racing mondialisé.



Une tribune pour les politiques, un marché pour les financiers

1980 - 1990 : un Racing toujours associatif mais de plus en plus politisé : gaulliste, centriste, socialiste

1990 - 1997 : la Ville de Strasbourg, actionnaire majoritaire

1997 : la privatisation – bataille mondialiste pour l’acquisition du club

1997-2003 : l’ère Mc-Cormack

2003 – 2006 : l’après Mc Cormack : ventes, gros sous, clans : encore et toujours



Sur le terrain

1979/80 : en Quart de Finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions

1979 à 1986 : sept saisons en Division 1

1986 à 1992 : cinq saisons sur six en Division 2

1995 : 3ème Finale de Coupe de France

1997 : Victoire en Coupe de la Ligue

2001 : 3ème victoire en Coupe de France

2005 : Victoire en Coupe de la Ligue

2006 : une rechute qui tombe mal



Conclusion : Jetzt geht’s los !


Citation:
ACHETER CET OUVRAGE

Le livre sortira pour le week end du 7 octobre. Son prix sera de 35€.

Mais du 10 au 25 septembre, les personnes intéressées peuvent souscrire à 28€ en réservant ce livre avant sa sortie

Pour les membres du Kop Ciel et Blanc, ces 28€ sont ramenés à 20€. Ainsi, il vous suffira de nous ramener un chèque de 20€ au prochain match à notre table et nous nous occuperons de vous le procurer
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Manu
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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Dim 17 Sep - 19:20

le centenaire du Racing
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scully
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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Dim 17 Sep - 19:45

Les abonnés n'ont pas leurs places habituelles réservées alors????

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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Dim 17 Sep - 22:29

Match du centenaire : le flop annoncé

Posté par Gotcha le 17/9/2006


Citation:


L’année 2006 devait être une grande année pour le Racing. L’année où son club fête ses 100 ans d’existence, 100 années de foot, de passion et de ferveur. Sportivement le club a pour une fois plutôt bien démarré sa saison, l’équipe figurant à la 4ème place au classement. En coulisses, les dirigeants s’activent pour marquer cet événement comme il se doit et organisent toute une série d’activité et de produits pour l’occasion. Si beaucoup de points s’annoncent particulièrement positifs et sympas, le choix de l’adversaire, à savoir l’Olympique de Marseille, laisse perplexe un grand nombre de supporters.



Fêter les 100 ans d’un club, quand on y réfléchit, cela n’a rien de facile...


... En coulisses, le club s’active donc à préparer ces festivités au mieux et ont prévu de nombreuses initiatives particulièrement sympathiques pour marquer l’événement : un maillot collector spécial centenaire, un livre intitulé « Racing 100 ans », une exposition ainsi qu’un DVD. On ne peut que féliciter le club pour la richesse de ces initiatives, qui sont toutes consultables à cette adresse



Néanmoins, il manque le plus important : un adversaire pour marquer cette rencontre. Un adversaire pour illustrer 100 ans d’existence, un adversaire qui ferait rêver et qui pourrait partager cette fête avec tous les supporters du racing. De nombreux noms circulent en coulisses : on parle d’abord de Lens, qui fête son centenaire également cette année. Un adversaire sympathique et vu l’amitié existante entre le KCB et le 12 lensois, cela aurait assurément constitué une grande fête mais … pourquoi cette fête aurait elle du avoir lieu à Strasbourg ? Lens aussi a un centenaire à célébrer. On parla ensuite de Le Havre, club le plus ancien de France, mais pour l’affiche et pour ce qui est de faire rêver on repassera. D’autres rumeurs faisaient état de contacts avec Arsenal, mais tout ceci ne se concrétisa malheureusement pas puisque c’est l’Ohème de Marseille qui fut choisit.



Un adversaire inapproprié



Ce match aurait du permettre de ressortir temporairement de la morosité de la ligue 2 et d’apporter un paquet de souvenirs à tous les supporters du racing. Il fallait profiter de l’occasion pour proposer un adversaire prestigieux qu’on n’a malheureusement jamais l’occasion de rencontrer en compétition officiel. Avec l’OM, c’est tout l’inverse qui se passe. On verra une équipe qui ne fait pas rêver, un adversaire qu’on connaît bien pour l’avoir rencontré 2 fois chaque saison en ligue 1, une équipe à scandales et dont les supporters ne sont pas particulièrement appréciés au stade de la meinau.



N’était-il vraiment pas possible de trouver mieux, de trouver un club plus prestigieux et plus propice pour partager la fête ? Même l’affiche en match amical face au Bayern de Munich était plus attractive que ce match du centenaire ! Pour le Bayern, le Racing avait déboursé 100000 euros pour faire venir le club bavarois, pourquoi n’a-t-il pas mis à nouveau la main à la poche pour attirer un grand club d’Europe ? Quand on reçoit plus de 15 Millions d’euros de bénéfices sur les transferts, personne n’arrivera pas à me faire croire qu’il n’est pas possible de payer pour faire venir un grand club européen !



Pour un match du centenaire, les supporters étaient en droit de s’attendre à un adversaire qu’on ne rencontre …. qu’une fois tous les 100 ans ! Ce qui ne correspond certainement pas à l’OM…



Une date inappropriée



Le match de "gala" aura lieu le vendredi 6 octobre prochain, soit la veille de matchs internationaux. Autant dire que l’OM viendra avec une équipe B à la meinau, sans les niang, beye et autres Ribery, qui seront certainement convoqués en équipe nationale. Quitte à avoir une équipe B, pourquoi ne pas choisir un club dont le nom fasse réellement rêver ?



Avec ce choix, les dirigeants donnent l’impression de s’être précipités dans l’organisation de la rencontre, certes les calendriers sont chargés et il est difficile de trouver une date qui puisse convenir à tout le monde, mais n’aurait il pas mieux fallu attendre un week-end vierge pour y rencontrer une vraie équipe prestigieuse ? Car pour fêter 100 ans d’existence, on n’était vraiment plus à 6 mois près !



Quel dommage … alors qu’en coulisses beaucoup d’activités et d’initiatives s’organisent pour marquer cet événement, les 2 éléments les plus importants, à savoir l’adversaire et la date, ont été bâclés et c’est du coup l’ensemble de la fête du centenaire qui perd de sa superbe et de son attractivité. Tant pis, peut-être que l’événement sera complet pour les 200 ans du club ?

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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Mar 3 Oct - 12:19

Merci à Argueti (www.infosracing.com)

argueti a écrit:
DNA a écrit:
Quand un club de quartier devient un « Wunderteam »

Comment un petit club d'une rue du quartier de Neudorf peut-il devenir l'un des grands clubs omnisports de France et un des acteurs majeurs du football professionnel français ? C'est la saga du Racing Club de Strasbourg qui fête ces jours-ci son centenaire. Un Racing devenu au fil des ans le baromètre de l'identité alsacienne, le dernier salon où l'on se montre et l'arène de toutes les folies.

Tout commença donc en l'an 1906 dans la rue d'Erstein lorsque des gamins s'entêtèrent à pratiquer un sport plus ludique que les classiques gymnastique et athlétisme. Dans ce quartier populaire, ces fils d'ouvriers n'avaient pas les moyens d'acheter un ballon en cuir. Leurs économies et une dotation de leur instituteur leur en offrirent un, un an plus tard. Ils jouaient avec tant d'enthousiasme qu'ils formèrent bientôt une équipe et, à l'automne, créèrent le 1er Fußball Club Neudorf. Les débuts furent durs. Les défaites succédèrent aux défaites. Mais il en fallut davantage pour décourager nos intrépides footballeurs. Ils avaient adhéré à la ligue de football d'Allemagne du Sud avec l'ambition de grimper rapidement dans la hiérarchie. La déclaration de la grande guerre arrêta net leur progression en championnat A après deux ascensions dans les compétitions badoises.

Dès 1927, les « Bleus » ne craignaient plus les ténors alsaciens

Au retour de leur mobilisation, les survivants ne tardèrent pas à rallumer le feu. Et dès le 18 décembre 1918, sous la présidence de Charles Belling, le 1er Fußball Club Neudorf se transforma en Racing Club de Strasbourg-Neudorf, club omnisports qui comptait plusieurs sections.
Mais le foot resta la section moteur d'un Racing qui perdit le nom et l'esprit de son quartier d'origine. Le RCS était né. Car dans la lutte pour la suprématie strasbourgeoise (à l'époque le grand club, c'est le doyen l'AS Strasbourg) puis alsacienne, on alla recruter des joueurs à l'« extérieur » du faubourg. A Cronenbourg, au centre ville. Et même en Suisse.
C'est que l'équipe était ambitieuse. Elle remporta haut la main son premier titre de championne d'Alsace de la série Honneur en 1923. Elle récidiva en 1927. Elle ne craignit plus les autres ténors du football régional qu'étaient l'AS Strasbourg, le FC Mulhouse, le SC Sélestat ou le FC Bischwiller. Les démonstrations des Racingmen enthousiasmèrent tant le public que le club investit 8 000 F de l'époque dans la construction d'une première tribune en bois. Le jardin Hemmerlé pouvait désormais accueillir 4 000 personnes.
Il n'y avait pas encore de championnat de France ni amateur ni professionnel (celui-ci fut créé en 1932). La Coupe de France resta donc la seule épreuve pour faire admirer son football au-delà des limites alsaciennes.
En 1926, par exemple, Rueil, le Red-Star Paris et le prestigieux Olympique Lillois mordirent la poussière devant les ciel-et-bleu qui ne s'inclinèrent que devant le Stade Français. Il récidivèrent en 1933 où ils atteignirent les huitièmes de finale, vaincus par l'OGC Nice (4-1).

L'arrivée d'Émile Mathis convainquit le club d'adopter le statut professionnel en 1933

En 1933, le Racing passa la vitesse supérieure. L'arrivée au poste de président d'honneur d'Émile Mathis et la passion pour le foot du constructeur automobile de la Meinau, le convainquirent d'adopter le statut professionnel et de s'engager en championnat de France où ils rejoignirent le FC Mulhouse passé pro dès 1932.
Dès la première saison, les Strasbourgeois firent parler la poudre et après des barrages contre Saint-Étienne et le FCM, ils prirent l'ascenseur pour la division 1.

L'équipe s'inspira vite du football panache autrichien

D'entrée, le Racing se situa parmi les meilleurs clubs de France, animé par des joueurs de qualité comme les frères Fritz et Curt Keller, Oscar Heisserer, Léon Papas, God Havlicek, Walter Presch n'échouant qu'à un point du champion de France, le grand FC Sochaux de Mattler, Di Lorto, Courtois, Lauri ou Abegglen.
L'année suivante, l'Allemand Ossi Rohr (le père de Gernot) ou Elek Schwartz vinrent grossir les rangs du « Wunderteam » strasbourgeois entraîné par le Viennois Pepi Blum (69 sélections). L'Autriche régnait alors sur le football européen et le Racing enflammait les terrains de France par son football panache, son jeu collectif, enthousiaste, rapide et rigoureux.
Nancy, l'OGC Nice, l'Excelsior Roubaix, le Red-Star et Rouen battus, le Racing disputa sa première finale de Coupe de France en 1937. Pour la première fois, tous les supporters d'Alsace montèrent à Paris. Mais ce fut l'éternel sochalien qui s'imposa (2-1) à Colombes devant 39 640 spectateurs. 2e, 3e, 6e, 5e : le Racing joua les cadors en championnat.
Le jardin Hemmerlé s'était doté d'une deuxième tribune, financée par Émile Mathis. Hélas, la 2e Guerre mondiale mit un frein brutal à l'épopée. Comme de nombreux Alsaciens, le vrai Racing se réfugia à Périgueux où il remporta même le titre de champion de ... Dordogne, l'occupant à Strasbourg créant un ersatz de Racing, le « Rasensport club ».
Dès la Libération, entraîné par Émile Veinante, le Racing avait à nouveau belle allure. Avec Oscar Heisserer revenu du RC Paris, Paco Matéo recruté à Bordeaux, Segondo Pascual formé au Vésinet, Raymond Vela venu du FC Barcelone. Et l'équipe d'enchaîner les victoires pour accrocher une 3e place du championnat en 1947 et surtout rassembler à nouveau tous ses supporters pour la finale de la Coupe de France contre le Lille OSC après une kyrielle de succès sur Besançon, Troyes, Cannes, le Stade Français et Angoulême. Malgré son courage et des occasions franches, les Alsaciens mordirent à nouveau la poussière de Colombes (2-0).

En 1951, la 3e finale de la Coupe de France fut la bonne

Après une 6e place en 1948, la roue tourna. Et en 1949, le Racing ne sauva sa place parmi l'élite que grâce au forfait en championnat professionnel de 1e division des SR Colmar de l'industriel Claude Lehmann. Les deux années suivantes furent moyennes (13e puis 12e) jusqu'à l'exploit en finale de la Coupe de France contre l'US Valenciennes. Nîmes, Thaon-les-Vosges, Annecy, l'OGC Nice et le FC Nancy furent précédemment victimes de la fougue des hommes de Charles Nicolas. Les 61 492 spectateurs de Colombes se régalèrent du jeu présenté par les bleus et ponctué par des buts de Bihel, Krug et Nagy.
Inutile de dire qu'au retour du train de Paris, tout Strasbourg descendit dans les rues pour acclamer ses héros. Un premier sacre national rejoignait les bords de l'Ill.

Petites histoires d'une grande histoire

Le premier match « officiel » du Racing - qui n'était encore qu'une bande de copains de la rue d'Erstein et du Schluthfeld à Neudorf - se disputa contre le club constitué du FC Germania. Inutile de dire que les Racingmen furent écrasés 7-0. Quinze jours plus tard, lors du match revanche, ils firent meilleure impression et ne perdirent que 2-0.
Le Racing a presque aussi souvent fait parler de lui par ses résultats sportifs que par les petites ou grandes histoires qui le secouent. Cela ne date pas d'hier. Dès le mois d'août 1908, en désaccord avec le président qu'ils avaient appelé pour conduire le club, les membres fondateurs historiques tentèrent de faire une révolution. Ils quittèrent momentanément le club mais revinrent trois mois plus tard. Avec un nouveau président, Richard Berger.

Pas étonnant qu'en 1909 le président Zuhlke ne resta guère en place. Après avoir fait acquérir par le club des livres de chant pour faciliter les distractions des membres, il infligea une amende d'un mark au joueur Geyer au prétexte que ce joueur avait « usé un ballon propriété du club sur la chaussée sans autorisation » lit-on dans le procès-verbal de la réunion du comité du 27 mai 1905.

Le Racing a commencé à jouer ses matches officiels sur les terrains vagues du Polygone. Ce n'est qu'en 1914 qu'il « émigra » sur ce qui est l'actuel stade de la Meinau, autrefois, appelé le jardin Hemmerlé qui, par un particulier, était loué jusque là au FC Franconia devenu le Red Star Strasbourg. Une décision de justice lui conféra le droit de supplanter son voisin !

En 1911, en battant le FC Erstein 28-0 dont 18 de l'attaquant Schmalbach, le Racing rata un record d'Allemagne : celui du plus grand nombre de buts marqués en un match qui était l'apanage du Karlsruher SV vainqueur 29-0 de Sarrelouis.

Jusque dans les années 1960 et l'installation de pylônes dans les quatre angles de la Meinau, les matches se disputaient en diurne. Il n'empêche que le Racing joua son premier match en nocturne dès le 27 septembre 1933. C'était à Zurich où l'une des meilleures équipes européennes d'alors, les Grasshoppers mordirent la poussière 4-2. Score qui impressionna à l'époque.

Sitôt passé professionnel, le Racing acquit une belle réputation internationale. La preuve : en 1934, il effectua une tournée dans les Balkans où il affronta trois fois en huit jours l'équipe nationale de Yougoslavie (deux défaites 2-0 et 2-1, une victoire 1-0), une fois la Bulgarie (défaite 3-2) et une fois la Roumanie (défaite 5-1). Il termina sa tournée par un match nul (4-4) contre le Bayern Munich.

L'infirmerie du Racing, que les Allemands avaient débaptisé en « Rasensport club », n'avait jamais été aussi garnie que pendant la guerre. Jusqu'au moment où les nazis se rendirent compte qu'il exagérait, le médecin français du club pratiquait de fausses opérations afin d'empêcher les joueurs de porter l'uniforme de la Wehrmacht. Renvoyé, il céda sa place à un pharmacien, lequel distribua généreusement des pilules pour rendre malade les joueurs. Dans son livre sur les Histoires drôle du Racing, Francis Braesch raconte même qu'un boucher fut mobilisé pour casser véritablement le bras d'un joueur surpris par l'occupant à déclarer une fracture virtuelle.

Avec Paco Matéo, le Racing n'avait pas seulement recruté en 1947 un demi défensif au talent exceptionnel, mais aussi un pitre facétieux. Ainsi s'illustra-t-il deux fois la veille de la finale de la Coupe de France en 1947. En visite au musée Grévin, il prit la pause entre Fernandel et une autre statue de cire. Un couple passa. « La statue est presque vraie, » s'étonna la dame. Le mari demeurait incrédule. La dame tâta la main du joueur strasbourgeois qui lui fit un clin d'oeil. « On dirait de la vraie peau et la statue a cligné de l'oeil... » « Tu rêves ! », lui répondit son mari qui l'engagea à rééditer la manoeuvre sous ses yeux. Et la statue de cligner à nouveau de l'oeil devant des coéquipiers de Paco Matéo morts de rire.
Toujours avant cette finale, Joseph Heckel, le chausseur de La Walck et attaquant de l'équipe et Paco Matéo qui dévisageait sa belle valise, firent un pari. « Je te donne ma belle malleta, comme tu dis, si tu sautes dans la Seine. » Matéo fit stopper le bus strasbourgeois sur un pont, se dévêtit et plongea. Les policiers intervinrent, l'accusèrent d'exhibitionnisme et voulurent le mettre en garde à vue. Le Racing faillit jouer sans son demi.

Bernard Delattre

Sources : archives personnelles, archives DNA, Le Livre d'Or du Racing (1906-1977) d'Armand Zuchner, Il était une fois le Racing, Histoires drôles du Racing de Francis Braesch, éditions Alsatia (1977).



L'équipe du Racing de la finale de la Coupe de France 1947 : (debout) Lergenmuller (gardien), Braun, Heiné, Matéo, Lang, Pascual, (accroupis) Heckel, Heisserer, Woehl, Vanags, Rolland. (Photo de la collection d'Andy Matéo et Roland Debs)



La veille de la finale de la Coupe de France 1947, Paco Matéo saute dans la Seine pour gagner son pari. La police a failli l'empêcher de disputer le match de Colombes. (Photo de la collection d'Andy Matéo et Roland Debs)

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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Mar 3 Oct - 12:39

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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Jeu 5 Oct - 16:16

Le Racing, un club, un public www.racingstub.com





Le Racing, c’est des joueurs, des dirigeants mais aussi un stade, la Meinau : depuis l’après-guerre, on y compte près de 15 millions d’entrées ! Petit retour sur l’évolution des affluences à la Meinau...
Les affluences saison par saison

Sur les 60 dernières années, l’affluence moyenne s’élève à 11 900 spectateurs. Mais la fréquentation de la Meinau n’a été que rarement stable. Comme on peut s’y attendre, les performances des joueurs influent grandement sur la fréquentation, même si deux périodes semblent contredire cette règle.

Jusqu’au milieu des années 50, entre 10 000 et 15 000 personnes assistent régulièrement aux rencontres du club. En 1947, 1951 et 1955, les résultats sont très satisfaisants, la fréquentation également. Mais les saisons intermédiaires sont moins convaincantes, le public boude.

Jusqu’en 1962, le Racing, en difficulté financièrement, est à la peine : les affluences sont régulièrement en baisse. Dans les années 60, le Racing revient sur le devant de la scène, la fréquentation augmente. Mais à nouveau, le Racing déçoit, le public délaisse les travées de la Meinau. Le même phénomène se répète inlassablement dans les années 70. Globalement, entre 7 000 et 14 000 supporters suivent les performances de leurs protégés, la Meinau a été aménagée plusieurs fois mais on est encore loin de l’infrastructure créée pour l’Euro 84.

Dès la remontée en D1 en 1977, le public sent que cette équipe a du potentiel. Longtemps sevrés de bons résultats, les gens se pressent pour assister aux premiers exploits des futurs champions. 1979 est alors la plus belle saison, en terme de résultats et de fréquentation. Mais rapidement les querelles entre dirigeants lassent et les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances : les années 80 sont catastrophiques et on compte moins de 5 000 fervents supporters en 86-87 (en D2).

En 1991, l’enfant terrible de la Meinau, Gilbert Gress, est de retour. Son image idolâtrée par certains et les bons résultats en D2 suffisent à ramener la foule. 1993 est l’année record avec près de 22 000 fidèles en moyenne. Mais le renvoi de Gress, ajouté à la déception de ne pas atteindre les sommets comme en 1979, en refroidissent plus d’un. Les bons résultats sous l’air Weller redonnent confiance, puis la Coupe du Monde en 1998 vient à point nommé pour remotiver les troupes. Dans les années 2000, après une forte baisse, le public est de retour, et contrairement aux autres années, alors que les résultats sont très insuffisants. Ce bon résultat est du au long travail de confiance de la part des nouveaux dirigeants et l’envie de voir renaître le Racing après plusieurs années difficiles.



Lorsqu’on compare l’évolution des affluences avec celle des autres clubs, on remarque que le Racing a longtemps été un bon élève de la D1. Généralement au-dessus de la moyenne, le Racing a la meilleure fréquentation du championnat en 1978-79. Par la suite, Strasbourg ne peut plus rivaliser avec des villes comme Paris ou Marseille, qui disposent d’un potentiel public ainsi que de meilleures infrastructures.
La moyenne des affluences en D1 est restée très stable depuis la guerre. La Coupe du Monde en 1998 a eu un effet très positif : plusieurs stades ont été rénovés et agrandis et l’engouement pour le football a été important. Le Racing a également profité de l’effet Coupe du Monde: les gens se rendent aux stades alors que les dirigeants strasbourgeois (Mac Cormack) étaient unanimement rejetés et que les résultats restaient très médiocres. Cette progression est moindre que la moyenne, du fait que Strasbourg n’ait pas accueilli la compétition.

Les affluences par adversaires

Lorsque qu’on regarde les matches ayant attiré le plus de foule en D1, on remarque que Marseille et St Etienne font l’unanimité. Les deux clubs au palmarès impressionnat font recette : le record est toujours le match en 1993 face à Marseille qui domine alors la France du football. Quant à St Etienne, il s'agit surtout d’un des adversaires principaux du Racing à la belle époque.

Marseille
39033
1993

St Etienne
35864
1979

Marseille
35065
2000

St Etienne
35000
1980

Marseille
34470
1999

En dehors de la D1, le RCS-Metz en Coupe de France en 1995 est la 2e plus forte affluence (36 229) : le public sevré de titre depuis seize ans espère éliminer l’ennemi régional pour disputer la finale.
La fréquentation lors des barrages en 1992, ou les matches face à Bordeaux, et Mulhouse, est assez exceptionnelle pour un club en D2. Toujours en D2, le match face à Toulouse en 1952-53 était capital pour la montée en D1 : les supporters étaient nombreux, la tension vive, accentuée par les décisions litigieuses de l’arbitre.

Dans l’ensemble, les grosses équipes ont toujours attiré la foule à la Meinau : par exemple face à Lille et Bordeaux, les deux leaders du championnat en 1949. Ou en 1962 face au RC Paris, Reims et Nîmes, les trois ténors cette année-là. Au début des années 70, déjà Marseille double champion de France, puis évidemment dans les années 90.
Mais le public est aussi là pour féliciter son équipe comme en 1966 pour la réception de Nantes dans un match de gala : 28 000 personnes suivent la confrontation entre le récent vainqueur de la Coupe de France, le Racing, et le futur champion et malheureux finaliste, Nantes. Ou encore pour acclamer ses anciens champions : l’année 1951 voit la montée de Lyon en D1. Lors du RCS-Lyon, les Strasbourgeois sont venus en nombre voir l’ancien chouchou de la Meinau, Oscar Heisserer, alors à la tête de l’équipe lyonnaise.

Etonnamment, c’est les PSG qui, en moyenne, attire le plus de spectateurs (18 930 en 25 rencontres). Le club parisien est assez jeune et a rarement connu de gros passages à vide et la Meinau offrait encore une grande capacité dans les années 90. Suivent Marseille, qui n’a pas toujours brillé (par exemple un RCS-OM devant 2770 spectateurs en 1976) et Monaco.

Au niveau des derbies, les RCS-Mulhouse et RCS-Colmar, peu nombreux, ont toujours été explosifs, les RCS-Metz sont surtout très attendus depuis les années 90. Les matches face à Sochaux étaient de réels chocs dans les années 30 mais depuis, la passion s’est estompée, alors que les RCS-Nancy ont rarement passionné.


Source:
Fiches matches de www.racingstub.com et le site http://rernes.free.fr/
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Manu
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MessageSujet: Re: 1906 / 2006 : 100 ans du Racing   Sam 7 Oct - 14:12

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1906 / 2006 : 100 ans du Racing

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